Il y a ce moment très particulier que vivent beaucoup de formatrices indépendantes.
Un moment qui ne fait pas de bruit, qui ne se voit pas forcément de l’extérieur, mais qui, à l’intérieur, prend une place énorme.
Tu sais.
Tu sais que tu ne veux plus continuer comme ça.
Tu sais que vendre ton temps, mission après mission, t’épuise plus que ça ne te sécurise.
Tu sais que tu pourrais transmettre autrement, créer ta propre formation, construire quelque chose qui t’appartient vraiment.
Tu le sais depuis un moment, parfois depuis longtemps.
Et pourtant… tu n’y vas pas vraiment.
Pas parce que tu manques d’idées.
Pas parce que tu n’es pas compétente.
Pas parce que tu n’as “pas ce qu’il faut”.
Mais parce que, très souvent, ce qui manque n’est pas une stratégie de plus, ni une énième réflexion…
c’est une décision qui n’a pas encore été posée.
Sommaire :
Décider n’est pas choisir (et c’est là que tout se joue)
Pendant longtemps, j’ai cru que choisir, c’était déjà avancer.
Choisir une idée d’offre, choisir un format, choisir de “réfléchir encore un peu”, choisir d’attendre le bon moment.
Et puis j’ai compris que je pouvais choisir pendant des mois, parfois pendant des années, sans que rien ne change réellement.
Parce que choisir, c’est confortable.
Choisir, ça laisse toujours une porte entrouverte, une possibilité de revenir en arrière, une excuse toute prête si jamais ça devenait trop inconfortable.
Décider, c’est autre chose.
Décider, c’est ce moment précis où tu arrêtes de discuter avec toi-même, où tu cesses de renégocier chaque semaine, chaque mois, où quelque chose se pose à l’intérieur, calmement mais fermement.
Une décision ne dépend ni de ton humeur, ni de ta motivation du jour, ni des circonstances parfaites.
Une décision engage quelque chose de beaucoup plus profond.
👉 Pour-action
Prends une feuille, sans chercher à bien faire, et écris cette phrase :
Si je décidais vraiment aujourd’hui, qu’est-ce qui ne serait plus négociable dans mon activité ?
Lis ce que tu écris. Tu viens souvent de mettre le doigt sur l’endroit exact où ton pouvoir attend d’être repris.
Une décision est toujours un acte identitaire
Je crois que j’ai compris très tôt, sans le formuler à l’époque, que les décisions importantes ne concernaient jamais uniquement ce que l’on fait, mais surtout la personne que l’on devient en le faisant.
Quand je suis partie vivre seule pendant six mois à Dublin, en Irlande, je n’avais pas tout anticipé, je ne savais pas exactement comment ça allait se passer, ni même si j’allais “assurer”.
Mais à l’intérieur, c’était clair : j’y allais.
Je suis rentrée de ce voyage profondément changée, pas parce que tout avait été facile, mais parce que j’avais intégré quelque chose de très fort, presque viscéral : quand on veut vraiment, on trouve comment.
Cette décision-là a guidé toutes les suivantes.
Quand j’ai décidé de démissionner alors qu’on me proposait 20 % d’augmentation pour rester.
Quand j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat.
Quand j’ai décidé de reprendre mes études à 38 ans.
À chaque fois, ce n’était ni confortable, ni raisonnable, ni rassurant.
Mais à chaque fois, c’était juste.
Une décision ferme change profondément ce que tu tolères.
Et ce que tu continues à tolérer finit toujours par dessiner ta réalité.
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Prends quelques minutes et termine cette phrase, sans filtre :
Aujourd’hui, dans mon business, je tolère encore…
Ce que tu écris là te montre très clairement l’endroit où une décision attend d’être prise.
Le coût caché de la non-décision
Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que ne pas décider n’est jamais neutre.
Ne pas décider a un coût, même s’il est invisible au départ.
Un coût en énergie.
Un coût en charge mentale.
Un coût en confiance en soi.
Je l’ai vécu très concrètement avec ce podcast.
J’ai repoussé sa création pendant deux ans.
Deux ans à tergiverser, à chercher le micro parfait, le bon jingle, la bonne raison de ne pas y aller.
Deux ans à me dire que ça ne servirait peut-être à rien.
Et puis un jour, j’ai réalisé quelque chose de très simple : la culpabilité que je traînais chaque mois, le sentiment de ne pas y aller alors que je savais que j’en avais envie, me coûtait beaucoup plus cher que d’enregistrer un épisode par semaine.
Alors j’ai décidé.
Aujourd’hui, ce podcast est devenu mon canal de communication le plus précieux, celui où je crée le lien le plus fort avec ma communauté, celui où je prends le plus de plaisir.
Ne pas décider m’épuisait bien plus que l’action elle-même.
👉 Pour-action
Demande-toi, très honnêtement :
Qu’est-ce que le fait de ne pas décider me coûte chaque mois, émotionnellement ?
La réponse est souvent plus parlante que n’importe quel plan d’action.
La peur n’empêche pas de décider (elle arrive avant)
On attend souvent de ne plus avoir peur pour se lancer, comme si la peur devait disparaître avant d’avancer.
La réalité, c’est que la peur est presque toujours là avant les vraies décisions.
Elle était là quand je suis partie à Dublin, quand j’ai quitté mon job, quand je me suis lancée, quand j’ai repris mes études.
La peur n’est pas un signal d’arrêt.
C’est un signal de seuil.
Elle indique que tu es sur le point de changer de posture, de niveau, d’identité.
Pas que tu te trompes.
👉 Pour-action
Au lieu de te demander comment ne plus avoir peur, pose-toi cette question :
Si j’acceptais d’avoir peur, qu’est-ce que je ferais quand même ?
Ce n’est (presque jamais) un problème d’argent
Je vais être très honnête avec toi.
Quand on n’a pas décidé, l’argent devient l’argument parfait.
“Je n’ai pas les moyens.”
“Ce n’est pas le bon moment.”
“Je ferai ça plus tard.”
Quand on a décidé, étrangement, les priorités changent.
On arbitre différemment.
On trouve des solutions.
On s’organise.
C’était vrai quand j’ai décidé de reprendre mes études.
C’était vrai quand j’ai décidé de me lancer.
C’était vrai aussi quand, un 14 juillet, j’ai décidé de démarrer un régime alimentaire, en plein été, sans que ce soit le bon moment… et que j’ai perdu 14 kilos.
À partir du moment où la décision était prise, je n’ai plus négocié.
👉 Pour-action
Écris cette phrase et observe ce qu’elle te fait :
Si c’était vraiment une priorité, je trouverais comment.
Poser sa couronne : un acte de souveraineté
Quitter la sous-traitance, créer, lancer et vendre ta propre formation, ce n’est pas un acte de rébellion.
Ce n’est pas être contre un système.
Ce n’est pas renier ton parcours.
C’est un acte de souveraineté.
Poser ta couronne 👑, c’est décider que tu ne construis plus ton activité par défaut.
C’est accepter de diriger, de choisir ton modèle, de vendre ta valeur, de ne plus être interchangeable.
👉 Pour-action
Demande-toi, tranquillement :
À quoi ressemblerait mon business si je le dirigeais vraiment, au lieu de m’y adapter ?
La vraie question
La vraie question n’est pas ce que tu veux.
La vraie question, c’est ce que tu décides.
Parce qu’entre vouloir et décider, il y a un espace immense.
Et c’est dans cet espace que beaucoup de formatrices restent coincées pendant des années.
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